Comment je suis venu à photographier l'entreprise
J'ai passé les premières années de ma vie professionnelle à photographier des choses qui ne se reproduisent jamais : une arrivée de course, une chute, un geste technique qui décide d'un classement. Le sport, en agence de presse, apprend une chose brutale et utile : la scène ne se rejoue pas pour vous. Vous êtes au bon endroit avant, ou vous rentrez sans image.
Quand j'ai commencé à travailler pour des entreprises, j'ai vu qu'on y photographiait exactement l'inverse. On alignait les gens, on faisait recommencer une remise de trophée, on demandait un sourire. Les images arrivaient propres et vides, et personne n'y croyait vraiment. J'ai gardé ma méthode de reporter, et je n'en ai jamais changé depuis.
Le parcours qui m'a formé
Ma formation s'est déroulée à l'ETPA Toulouse, et mon diplôme, obtenu en 1992, a été validé par l'examen national de l'École Nationale Supérieure Louis Lumière à Paris : les écrits corrigés par mes professeurs, les oraux passés à Louis Lumière devant leur jury. Deux écoles seulement délivraient ce diplôme à l'époque en France.
Gamma, puis Vandystadt
J'ai fait mes armes chez Gamma, puis chez Vandystadt, spécialisée dans le sport. C'est là que j'ai appris à connaître les règles de ce que je photographiais, parce qu'on ne peut pas anticiper un geste dont on ignore la logique. Cette habitude m'est restée : avant un séminaire, je lis le programme comme je lisais autrefois une feuille de match.
A Chacun Son Image, et les guides Michelin
J'ai ensuite monté ma propre agence de production photographique, A Chacun Son Image. Presse magazine, guides de voyage, et la production complète de plusieurs collections des guides Michelin : un travail au long cours, où il faut tenir la même exigence sur des centaines d'images pendant des mois. On y apprend la constance, ce qui compte davantage, sur une convention de trois jours, que la réussite d'une image isolée.
Le retour dans le Sud
Je suis revenu dans ma région d'origine pour me consacrer à l'événement d'entreprise. Le sujet a changé, ma manière de travailler non. C'est ce qui distingue aujourd'hui ma pratique de celle d'un studio de prise de vue classique.
Ce que ça change pour vous, concrètement
Trente ans de terrain se traduisent par trois choses simples le jour de votre événement.
Je sais où me placer avant que ça arrive
Sur scène, l'image utilisable tient rarement plus de trois ou quatre secondes : le regard qui se lève du prompteur, le geste qui accompagne une idée. Le reste du temps, l'intervenant lit ses notes. Attendre ces secondes-là plutôt que mitrailler en continu, c'est toute la différence entre une galerie qu'on trie péniblement et une sélection qui se publie telle quelle.
Vos invités ne me remarquent pas
Je travaille en lumière existante chaque fois qu'elle le permet, en déplacement mesuré, en tenue adaptée. Un photographe qui interrompt un intervenant ou installe un éclairage au milieu d'un cocktail coûte à votre événement davantage qu'il ne lui apporte.
Je connais les lieux avant d'y arriver
Palais des congrès, hôtels d'affaires, sièges d'entreprise de la région : j'en connais les accès de service, les salles difficiles, les contraintes d'accréditation, l'heure à laquelle la lumière traverse telle verrière. Ce savoir ne se voit jamais sur une image. Il fait gagner, chaque fois, de longues minutes le jour J.
Ce à quoi je tiens le plus
La fiabilité passe avant l'esthétique. La certitude que ce qui devait être photographié l'a été, que les fichiers arrivent quand je les ai annoncés, et que vous n'ayez jamais à expliquer une image manquante à votre direction.
Ce que je photographie aujourd'hui
Galas, conventions, séminaires, salons professionnels et remises de prix constituent l'essentiel de mes missions, détaillées sur ma page consacrée à la photographie événementielle corporate et sur celle dédiée aux séminaires et opérations de cohésion d'équipe.
J'installe aussi un studio mobile dans vos locaux pour les portraits de dirigeants et d'équipes : le portrait relève chez moi de la même discipline que le reportage, il s'agit de rendre une présence plutôt que de fabriquer une image flatteuse. Et lorsqu'un sujet dépasse ce que le sol permet de montrer, j'ajoute une séquence de vues aériennes.
J'interviens dans toute la Provence et sur la Côte d'Azur, de Monaco à Marseille. Pour une demande de couverture ou une simple question de faisabilité, écrivez-moi, je réponds personnellement.
Les faits, les dates et les références de ce parcours sont repris sous une forme plus structurée sur ma page auteur.
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